Mes recettes de confitures insolites
Stéphane et moi-même tenions le stand de notre association, la Société d’Horticulture du Bas-Léon, dimanche dernier, lors du Marché aux Plantes à Plounévez-Lochrist, organisé par l’association Les Cinq Sens.
Pendant que Stéphane parlait plantes avec les visiteurs, je leur faisais découvrir les confitures originales ou insolites de ma fabrication.
Ils étaient enchantés de pouvoir y goûter et bien sûr tout le monde voulait les recettes. Et donc, en ce moment, je publie, sur notre site associatif, les recettes demandées :
- Confitures de cornouilles, Cornus mas, Cornus capitata.
- Compote de baies de goumi, Elaeagnus umbellata et tous les autres éléagnus.
- Marmelade de betteraves rouges.
- Confiture de baies de sureau noir, Sambuscus nigra.
- Marmelade de cynorrhodons, fruits des rosiers.
- Confiture des Anges, Angelica archangelica.
- Gelée des Anges, Angelica archangelica.
- Confiture de tamarillo, Cyphomandra betacea, tomates en arbre.
- Sirop de fleurs de pivoine.
- Confiture de pissenlit.
- Sirop de pissenlit ou miel de pissenlit (cramaillotte).
- Café de pissenlit.
Pour voir toutes les recettes, c’est ici
kenavo ar c’henta.
Ballade à l'Arboretum de Henvic
Samedi, je suis partie à la découverte de l’Arboretum de Henvic appartenant à Jean Merret, le concepteur de l’Arboretum du Poerop à Huelgoat.
C’est un magnifique parc, au bord de la Penzé, sur la commune de Henvic, en Bretagne.
On retrouve la même conception que dans celui du Poerop, forcément c’est de la même “patte".
L’Arboretum de Henvic, d’une superficie de 8 hectares, nous invite au voyage par les plantes à travers les continents et c’est un bonheur de déambuler dans les allées. Je ne faisais pas un pas sans m’arrêter longuement devant chaque plante pour prendre les photos.
Un grand bravo à Monsieur Merret pour l’étiquetage ; ce qui permet à chacun, novice ou amateur averti d’apprendre les plantes avec le nom exact. Tout y est sur l’étiquette : nom botanique, nom commun, origine, etc.
Plusieurs bambous me faisaient vraiment envie, et des conifères, et des arbustes aussi. Beaucoup trop d’envie pour la taille de mon jardin, il va falloir se raisonner sévèrement car je n’ai plus de place pour planter des nouveautés, à moins de supprimer certaines, (j’entends par là de les offrir bien sûr).
Merci Monsieur Merret de nous faire découvrir tant et tant de merveilles.
Rendez-vous sur mon album : Arboretum de Henvic.
Ballade des Garden Breiziz au Poerop, Huelgoat
C’est par une merveilleuse journée ensoleillée que nous nous sommes retrouvés sur le parking de l’Arboretum du Poerop à Huelgoat pour cette première rencontre des Garden Breizh bretons.
Eh oui, même le soleil, on l’avait commandé ! peu-être la plus belle journée de l’été.
On est tous un peu intimidé, on ne se connait pas tous encore mais d’emblée le courant est passé et comme sur le forum, le tutoiement est resté en vigueur.
Il est midi passé, donc direction le café-librairie en forêt d’Huelgoat pour déjeuner.
On se présente chacun notre tour, on fait connaissance et rien de tel, n’est-ce pas, que de le faire autour d’une table. L’ambiance est excellente et je crois que tout le monde est à l’aise, c’est comme si on se connaissait déjà et c’est un peu vrai.
A 14h00, retour au parking où se fait un petit échange de plantes.
Là, il faut dire que hibou/François a fait très fort. Jugez plutôt, son coffre est plein à craquer.
On était quand même un peu embêté, personne n’avait envoyé autant de plantes.
Jean Merret, grand collectionneur de plantes et grand voyageur, nous rejoint sur le parking. Il est temps de se rendre à la conférence qui porte sur son dernier voyage au Tibet.
Puis en compagnie de Jean Merret et Anne Rohou-Pleyber, la responsable de la pépinière, nous entreprenons notre périple dans l’Arboretum du Poerop qui nous conduira à travers les 5 continents.
L’Arboretum du Poerop, situé à Huelgoat au coeur des Monts d’Arrée et du Parc d’Armorique, est dédié à la biodiversité végétale par ses 3 600 espèces réparties sur 22 hectares en fonction de leur origine : Asie, Océanie, Amérique, Népal, Europe, (seule l’Afrique n’est pas représentée) puis disposées selon une thématique botanique : érables, chênes, pins, magnolias, rhododendrons botaniques, bambouseraie, plantation forestière, verger, roseraie, zone humide, plantes médicinales, haie bocagère, jardin de thé, etc.
Nous voyageons à travers la vallée himalayenne, la flore chilienne, le bush australien, la bambouseraie, etc. La découverte botanique est facilitée par la présence de 150 bornes informatives disposées tout au long des 4 km d’allées qui coupent et recoupent le parc en tous sens.
Nous avons fait le plein de photographies et il est déjà l’heure de se quitter.
Nous n’avons pas oublié la photo souvenir devant un Arundinaria tessellata.
syl22/Sylvette prend la photo., de gauche à droite :
Anne Rohou, lhorticulteur44/Guillaume, hibou/François, AberBenniget/Anne, Sandrine, Jean Merret, illawara/Joël, foye/Florian, magyar29/Stéphane, parochetus/Stéphane, gwenn/Yves.
Nous nous retrouverons, c’est promis, dans un autre département de Bretagne une prochaine fois.
Retrouvez toutes les photos de cette journée dans mon album Arboretum du Poerop.
Allez aussi faire une halte sur le site de l’Arboretum du Poerop,
et sur le nouveau blog de l’Arboretum du Poerop pour avoir des info. sur les plantes.
Kenavo,
Anne
Mes demoiselles, les Fuchsia
Un vaste genre que celui des Fuchsia, et on y perd facilement son latin dans l’interminable liste d’espèces, de sous-espèces, de cultivars ou de variétés.
Les demoiselles, nom donné aux Fuchsia pour la mobilité de leurs corolles.
Ce mot de “demoiselle” est aussi utilisé dans la gente animale pour l’agrion (souvent confondu avec la libellule), la mésange à longue queue, la grue d’Afrique, des poissons ressemblant aux poissons-clowns et le squale-marteau.
On utilise encore le mot de demoiselle dans toutes sortes de métiers : pêche, marine et pour toutes sortes d’outils : de pavage, de bûcheron, de gantier ou de monnayeur mais encore pour des objets : bouillotte en grès.
Dans le monde végétal, c’est une variété de poire, c’est aussi le nom que l’on donne aux raisins qui mûrissent sans avoir grossi, c’est encore une forme de gerbage des céréales et c’est bien sûr les fuchsias.
Plus drôle encore, c’est aussi le nom que l’on donnait aux mécréants qui commettaient des délits en forêts.
Et encore, en météorologie, à propos d’un temps gris, l’on dit : c’est un temps de demoiselle, pour signifier sans pluie, sans vent et sans soleil.
Mais je reviens aux Fuchsia.
La famille des Onagracées regroupe 24 genres de 650 espèces environ et parmi les genres les plus connus : l’onagre, l’oenothère, le clarkia, l’épilobe, la redoutable jussie (Ludwigia) et donc le fuchsia.
Mes Fuchsia ‘Riccartonii’ sont malades, atteints par le terrible fléau de la galle du fuchsia provoqué par l’acarien, Aculops fuchsiae, lire l’article sur Garden Breizh. Je vais devoir les brûler.
Bizarrement, à côté de Fuchsia ‘Riccartonii’, se trouvent Fuchsia magellanica var. molinae (synonyme Fuchsia magellanica ‘Alba’) et Fuchsia regia subsp reitzii qui se portent comme un charme. Ils semblent donc résistants, du moins pour l’instant, et j’espère que cela continuera.
Fuchsia magellanica var. molinae :
Fuchsia regia subsp reitzii est intéressant à plus d’un titre. D’une part, il est donc résistant à la maladie et d’autre part, ses fruits, des baies luisantes de couleur pourpre foncé, presque noire, sont comestibles. Elles sont même très bonnes. On en ferait des confitures, ce que je n’ai pas encore essayé. C’est que je n’ai pas beaucoup de fruits, alors j’en picore en passant devant l’arbuste.
Le Fuchsia regia subsp reitzii est surtout reconnaissable à ses pétales incurvés.
Pour voir mes autres fuchsias, visitez mon album photos.
Et par ce temps de demoiselle,
je m’en vais picorer
quelques baies de demoiselle.
Kenavo
Allium cristophii = Allium albopilosum = Allium bodeanum
Encore appelé ail de Christophe, ail à boule étoilée, ail à poils blancs, Etoile de Perse, Allium cristophii, Allium albopilosum ou Allium bodeanum fait partie de la grande famille des Alliacées.
Mais je m’interroge, pourquoi s’appelle t’il ainsi : ail de Christophe.
Je pense qu’on lui a donné ce nom en hommage à Christophe Colomb qui débarquant aux Amériques avec ravitaillement et nourriture a fait connaître l’ail dans le nouveau monde.A cette époque, l’ail était indispensable et était aussi très utilisé pour soigner toutes sortes de maux.
Je n’ai rien trouvé qui accrédite ma thèse et un moment, j’ai aussi pensé à Georges Colomb, appelé Christophe, (1856-1945), enseignant à la Sorbonne, créateur des premières bandes dessinées (Famille Fenouillard en 1889) et botaniste de renom.
Cela me tracasse toujours de ne pas savoir pourquoi une plante à tel ou tel nom, c’est frustrant.
Pour son autre nom : Allium albopilosum, c’est plus facile à comprendre puisque les bords de ses feuilles sont recouverts de poils blancs raides.
Toujours est-il que l’Allium cristophii est un des plus beaux aulx d’ornement dans le genre Allium.
Haut de 60 cm environ, une inflorescence de 20 cm de diamètre, une couleur magnifique fait de cette plante un atout dans le jardin.
J’ai compté 153 fleurs (fleurettes) sur l’ail de cette photographie.
Plus que tous les autres aulx, il demande à être planté en terrain sec, car il ne supporte pas du tout l’humidité en hiver et pourrit rapidement en sol humide.
J’ai récolté les graines et en apporterai dimanche.
Kenavo
