| « Réussir Romneya coulteri, pavot en arbre | JEU du week-end : Une Plante et son Fruit, saurez-vous ? » |
Au coeur de l'orage
C’est la seconde fois que je me retrouve dans cette situation : être au coeur de l’orage.
Hier, une très chaude journée ensoleillée nous obligeait à nous mettre à l’ombre : enfin, du soleil mais beaucoup trop chaud d’un coup après plusieurs semaines de fraîcheur.
Puis vers 18h00 , un brouillard très dense s’est installé. En soirée, j’ai pensé qu’un feu d’artifices était tiré quelque part, au loin.
Mais vers 3h00 du matin, nous sommes réveillés en sursaut, un violent orage éclate.
Première chose à faire : couper le compteur, principe de précaution. Puis on se dépêche de fermer toutes les fenêtres et surtout les fenêtres de toit car la pluie tombe bien.
En peu de temps, il tombera des cordes d’ailleurs, les gouttières n’assument plus leur rôle et l’eau déborde de partout ; une pluie diluvienne s’abat sur le jardin.
Nous avons couper le compteur mais on y voit comme en plein jour, les éclairs embrasent le ciel continuellement et le bruit est assourdissant. J’essaie de regarder dehors mais les yeux se ferment par automatisme, impossible de regarder une lumière aussi intense qui brûlerait la cornée. De tous côtés, ce sont décharges électriques sur décharges électriques.
L’orage est là, au-dessus de nos têtes, chienne et chatte se planquent sous le lit. Dans un moment pareil, on se dit que la fin du monde doit ressembler à cela.
Je me demande aussi dans quel état je vais retrouver le jardin.
La première fois où j’ai assisté à un violent orage, j’avais 3 ans. C’est d’ailleurs le seul souvenir que j’ai de cet âge là. Dans l’après-midi, les cieux se sont déchainés et une boule de feu est tombée à quelques mètres (4 ou 5) devant nous (j’étais avec ma soeur de 3 mois et la personne qui nous gardait). La boule a comme rebondi et est repartie ausi vite qu’elle était venue. Je ne me souviens pas d’avoir eu peur car j’essayai de rassurer ma soeur qui pleurait.
Ce n’est que vers 4h00 du matin que l’on a senti l’orage s’éloigner, enfin on allait pouvoir se rendormir.
Ce matin, grand soleil et on aurait eu du mal à croire qu’il y avait eu un tel déluge si le sol n’avait été raviné à ce point, même la cour de l’entrée en macadam donne l’impression d’avoir été lavée énergiquement.
Les plantes du jardin ne semblent pas avoir souffert. Et finalement, après quelques heures de soleil, tout est comme avant. La terre du jardin est très sableuse en partie basse et a très vite fait d’absorber tout cet excédent d’eau.
Bonne rentrée à tous,
Kenavo
5 commentaires
c'est effrayant en effet...chez moi un petit orage ce soir,
hélas on devait voir l'embrasement du beffroi d'Arras, un superbe feu d'artifice d'une demi heure....
amitiés,
jocelyne
Réponse : il fait très beau ce matin, tout est tranquille, j'apprécie vraiment. merci Jocelyne.
Réponse : oui Ygerne, on est les deux à la fois, l'essentiel dans ces cas là est de ne pas paniquer, on attendait que tout se calme pour retourner se coucher. Heureusement que je n'ai rien eu car les pompiers étaient débordés, une sale nuit pour eux.
Content que ton jardin ne souffre pas de l'orage.
Chez nous je l'entend gronder au loin, je croise les doigts
Amitiés
Marcel
Réponse : je m'en tire avec quelques ravines dans le jardin. rien de bien méchant.
Heureusement pour toi, rien de tout ça ! Tant mieux....
En lisant la presse de ce matin, je me rends compte que l'on a eu beaucoup de chance en effet. Il y a énormément de dégâts sur toute la côte du Finistère nord.
Aujourd'hui je coupe le courant et vais sur la terrasse du haut assister au spectacle qui continue de me fasciner autant.
Ma petite Xata parcontre se terre au fond du lit ou dans les bras de l'un de nous, insensible à la beauté du spectacle.
Heureuse qu'il n'y ai pas eu de dégâts, c'est le côté dur de la chose.
Beijinhos da isabel
