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Mes demoiselles, les Fuchsia
Un vaste genre que celui des Fuchsia, et on y perd facilement son latin dans l’interminable liste d’espèces, de sous-espèces, de cultivars ou de variétés.
Les demoiselles, nom donné aux Fuchsia pour la mobilité de leurs corolles.
Ce mot de “demoiselle” est aussi utilisé dans la gente animale pour l’agrion (souvent confondu avec la libellule), la mésange à longue queue, la grue d’Afrique, des poissons ressemblant aux poissons-clowns et le squale-marteau.
On utilise encore le mot de demoiselle dans toutes sortes de métiers : pêche, marine et pour toutes sortes d’outils : de pavage, de bûcheron, de gantier ou de monnayeur mais encore pour des objets : bouillotte en grès.
Dans le monde végétal, c’est une variété de poire, c’est aussi le nom que l’on donne aux raisins qui mûrissent sans avoir grossi, c’est encore une forme de gerbage des céréales et c’est bien sûr les fuchsias.
Plus drôle encore, c’est aussi le nom que l’on donnait aux mécréants qui commettaient des délits en forêts.
Et encore, en météorologie, à propos d’un temps gris, l’on dit : c’est un temps de demoiselle, pour signifier sans pluie, sans vent et sans soleil.
Mais je reviens aux Fuchsia.
La famille des Onagracées regroupe 24 genres de 650 espèces environ et parmi les genres les plus connus : l’onagre, l’oenothère, le clarkia, l’épilobe, la redoutable jussie (Ludwigia) et donc le fuchsia.
Mes Fuchsia ‘Riccartonii’ sont malades, atteints par le terrible fléau de la galle du fuchsia provoqué par l’acarien, Aculops fuchsiae, lire l’article sur Garden Breizh. Je vais devoir les brûler.
Bizarrement, à côté de Fuchsia ‘Riccartonii’, se trouvent Fuchsia magellanica var. molinae (synonyme Fuchsia magellanica ‘Alba’) et Fuchsia regia subsp reitzii qui se portent comme un charme. Ils semblent donc résistants, du moins pour l’instant, et j’espère que cela continuera.
Fuchsia magellanica var. molinae :
Fuchsia regia subsp reitzii est intéressant à plus d’un titre. D’une part, il est donc résistant à la maladie et d’autre part, ses fruits, des baies luisantes de couleur pourpre foncé, presque noire, sont comestibles. Elles sont même très bonnes. On en ferait des confitures, ce que je n’ai pas encore essayé. C’est que je n’ai pas beaucoup de fruits, alors j’en picore en passant devant l’arbuste.
Le Fuchsia regia subsp reitzii est surtout reconnaissable à ses pétales incurvés.
Pour voir mes autres fuchsias, visitez mon album photos.
Et par ce temps de demoiselle,
je m’en vais picorer
quelques baies de demoiselle.
Kenavo
Allium cristophii = Allium albopilosum = Allium bodeanum
Encore appelé ail de Christophe, ail à boule étoilée, ail à poils blancs, Etoile de Perse, Allium cristophii, Allium albopilosum ou Allium bodeanum fait partie de la grande famille des Alliacées.
Mais je m’interroge, pourquoi s’appelle t’il ainsi : ail de Christophe.
Je pense qu’on lui a donné ce nom en hommage à Christophe Colomb qui débarquant aux Amériques avec ravitaillement et nourriture a fait connaître l’ail dans le nouveau monde.A cette époque, l’ail était indispensable et était aussi très utilisé pour soigner toutes sortes de maux.
Je n’ai rien trouvé qui accrédite ma thèse et un moment, j’ai aussi pensé à Georges Colomb, appelé Christophe, (1856-1945), enseignant à la Sorbonne, créateur des premières bandes dessinées (Famille Fenouillard en 1889) et botaniste de renom.
Cela me tracasse toujours de ne pas savoir pourquoi une plante à tel ou tel nom, c’est frustrant.
Pour son autre nom : Allium albopilosum, c’est plus facile à comprendre puisque les bords de ses feuilles sont recouverts de poils blancs raides.
Toujours est-il que l’Allium cristophii est un des plus beaux aulx d’ornement dans le genre Allium.
Haut de 60 cm environ, une inflorescence de 20 cm de diamètre, une couleur magnifique fait de cette plante un atout dans le jardin.
J’ai compté 153 fleurs (fleurettes) sur l’ail de cette photographie.
Plus que tous les autres aulx, il demande à être planté en terrain sec, car il ne supporte pas du tout l’humidité en hiver et pourrit rapidement en sol humide.
J’ai récolté les graines et en apporterai dimanche.
Kenavo
Euphorbia piscatoria
Les Euphorbiacées font partie d’une très grande famille : 8 000 espèces environ pour 326 genres et je voudrai vous présenter les graines de Euphorbia piscatoria.
Euphorbia piscatoria, noms communs : euphorbe des pêcheurs, figure de l’enfer ; nous savons que toutes les parties des euphorbes sont toxiques (certaines sont alimentaires comme Manihot esculenta, le manioc, mais mal préparé peut être mortel) et que la séve est très irritante pour la peau et surtout pour les yeux qui pourrait rendre aveugle.
Je m’apprête à semer les graines et il est temps, elles ont commencé à germer :
Ces graines ont été récoltées à Madère, cet été, en juillet par un ami.
Je voulais vous mettre également la plante photographiée à Madère mais le classement, des centaines et centaines de photos prises, n’est pas encore terminé. Il faut vraiment que je m’y mette.
De plus, je remarque une chose, en parcourant les albums photos de vous tous : il y a très peu de photos de graines et c’est bien dommage. Je crois que les photos de graines sont aussi importantes que les photographies des plantes. Qu’en pensez-vous ?
Réponse au Jeu : plantes et leurs fruits
Voici les réponses du Jeu : Une plante et son fruit :
Précisions : quand le fruit n’a pas de nom spécifique, on utilise les termes suivants :
- baie : employé pour désigner un fruit charnu renfermant des graines ou pépins.
- drupe : employé pour désigner un fruit charnu renfermant un noyau.
noms de famille : noms scientifiques et noms communs : fruits
Acéracées : Acer planatoides, érable platane : samare.
Rosacées : Amelanchier, amélanchier : son fruit : amélanche, comestible.
Annonacées : Annona muricata : son fruit : corossol, comestible.
Ericacées : Arbustus unedo, arbousier : son fruit : arbouse, comestible.
Ericacées : Arctostaphylos uva-ursi, busserole, raison d’ours : drupe, comestible mais en confiture.
Berbéridacées : Berberis vulgaris, berbéris, épine-vinette, vinette, vinettier, pisse-vinaigre, agrivoutat, agrivoutier : baie, comestible crue ou cuite sous toutes formes.
Fagacées : Castanea sativa, châtaignier : châtaigne, comestible.
Cornacées : Cornus mas, cornouiller mâle : cornouille, comestible bien mûre.
Rosacées : Crataegus azarolus, épine d’Espagne, aubépine du Midi, azérolier : azerolle, pomette ou cenelle, comestible.
Rosacées : Crataegus laevigata, Crataegus orientalis, aubépine, épine blanche : cenelle, comestible.
Solanacées : Cyphomandra betacea, tomate en arbre, arbre à tomates : tomate en arbre ou tamarillo sont souvent employés, fruits comestibles bien mûrs.
Elaeagnacées : Elaeagnus umbellata : olive d’automne, tous les élaeagnus ont des fruits comestibles très riches en vitamines, j’en fais des confitures.
Fagacées : Fagus sylvatica, hêtre commun, fayard : faîne, utilisé pour les boissons.
Moracées : Ficus carica, figuier comestible : figue, comestible.
Elaeagnacées : Hippophae rhamnoides, argousier, saule épineux : argouse, olive de Sibérie, comestible.
Cannabidacées : Humlus lupulus, houblon : cône, utilisé pour faire la bière.
Cupressacées : Juniperus communis, genévrier commun : galbule, genièvre, baie de genévrier, utilisé en aromate et pour des boissons.
Rosacées : Malus, pommier : pomme, comestible.
Rosacées : Mespilus germanica, néflier : nèfle, comestible en début de blettissement.
Moracées : Morus alba, mûrier blanc, mûrier commun : mûre, comestible mais sans intérêt, préfèrez les mûres de Morus nigra pour faire la confiture.
Anacardiacées : Pistacia terebinthus, pistachier térébinthe : drupe, comestible mais préfèrez Pistacia vera qui donnent les vraies bonnes pistaches.
Rosacées : Prunus avium, merisier des oiseaux : merise, comestible.
Rosacées : Prunus brigantina, prunier de Briançon, abricotier de Briançon : marmotte, comestible.
Rosacées : Prunus cerasifera, prunier-cerise, myrobalan, prunier myrobalan, cerisier à fleurs : drupe, comestible.
Rosacées : Prunus cerasus, griottier : griotte, comestible.
Rosacées : Prunus spinosa, prunellier : prunelle, comestible en début de blettissement.
Rosacées : Pyrus, poirier : poire, comestible.
Fagacées : Quercus, chêne : gland, utilisé dans les boissons.
Grossulariacées : Ribes, groseillier, cassis, cassissier : baie, cassis, castille, grade, groseille, groseille à grappes, groseille à maquereau, guédelle, raisinet, comestible.
Papilionacées/Légumineuses : Robinia pseudoacacia, robinier, faux acacia : gousse, fleurs comestibles en beignets.
Rosacées : Rosa canina, églantier, églantine, rosier des chiens, rose sauvage : cynorrhodon, gratte-culs, pseudo-fruits comestibles mais à récolter blets.
Rosacées : Rubus fruticosus L., ronce : mûron, comestible, on emploie couramment le mot mûre à tort, fruit du Morus.
Caprifoliacées : Sambuscus nigra, sureau commun, sureau noir, grand sureau, susier, suseau, sambuce, arbre de Judas, : drupe, comestible, je fais des confitures, des robs avec les fruits et des beignets avec les fleurs.
Rosacées : Sorbus aria, allier, alisier blanc, alouchier, allouchier : alouche, fruit comestible de préfèrence cuit.
Rosacées : Sorbus aucuparia, sorbier des oiseleurs : sorbe, comestible.
Rosacées : Sorbus domestica, cormier : corme, comestible blette.
Rosacées : Sorbus torminalis, alisier : alise, alize, comestible de préfèrence cuite.
Taxacées : Taxus baccata L., if : arille, seule la partie charnue du fruit est comestible, tout le reste de la plante est très toxique ; mieux vaut s’abstenir d’en consommer si l’on a peur de laisser passer un noyau dans la confiture.
Rutacées : Triphasia trifoliata : orangine, comestible.
Ericacées : Vaccinium, Vaccinium vitis-idaea, airelle : airelle, comestible.
Ericacées : Vaccinium angustifolium, airelle à feuilles étroites : bleuet, comestible.
Ericacées : Vaccinium macrocarpon, airelle à gros fruits, canneberge à gros atocas : atoca ou ataca, comestible.
Ericacées : Vaccinium myrtillus, myrtillier, arbrêtier : myrtille, comestible.
Ericacées : Vaccinium oxycoccos, canneberge, cranberry : canneberge, grande airelle, comestible.
Caprifoliacées : Viburnum trilobum, viorne trilobée : pimbina, comestible, à récolter après les gelées.
J’espère vous avoir été utile en écrivant cet article et je suis sûre que maintenant, vos placards regorgeront de confitures toutes plus délicieuses les unes que les autres.
Côté cuisine, pour les recettes de tous ces fruits :
- pour les baies : comme pour la recette des mûres, pardon des mûrons ;
- pour les drupes : comme pour une recette de confiture de prunes.
Bravo à tous ceux qui ont fait le jeu.
Kenavo.
Réussir Romneya coulteri, pavot en arbre
Le pavot en arbre, Romneya coulteri, est une vivace drageonnante.
La famille des Papavéracées comportent 23 genres incluant 210 espèces environ.
Le Genre Romneya ne comporterait qu’une seule espèce : Romneya coulteri avec des sub-espèces, variétés, formes, hybrides et cultivars différents :
- Romneya coulteri var. trichocalyx, synonyme Romneya trichocalyx.
- Romneya coulteri ‘Butterfly’.
- Romneya coulteri ‘White Cloud’, synonyme Romneya coulteri x hybrida, à feuillage bleuté.
- Romneya coulteri ‘White Sails’.
Pas facile d’y voir clair entre toutes plantes, tant les différences entre elles sont parfois minimes. Je pense d’ailleurs qu’il faudrait les cultiver toutes dans son jardin pour pouvoir les différencier.
Mais mon propos d’aujourd’hui est plutôt de réussir à implanter Romneya coulteri dans son jardin et pour tout vous dire, j’ai échoué 3 fois avant de comprendre les exigences de cette plante quasiment mythique pour certains.
Les 2 premières fois : achats en godet et plantations dans ma meilleure terre sableuse en faisant attention aux fragiles racines cassantes comme du verre : je les ai chouchoutées : erreur.
La 3ème fois, une amie m’a prélevé un bon morceau de Romneya coulteri avec terre et belles racines, elle désirait s’en débarasser tant elle était envahi. En fait, dans tout l’immense parterre, il n’y avait plus que du romneya. Je chouchoute à nouveau la nouvelle venue : erreur, erreur.
La 4ème fois, je me suis dit : “c’est la dernière fois que j’essaie". Un ami me donne un plant en tout petit godet. La plante n’avait l’air de rien, chétive, pas terrible.
Je l’installe dans un endroit, près d’un épais mur en pierres, plein sud, dans la caillasse : grosses et petites pierres, remblai, gravats, pas de terre ou si peu. Je ne l’arrose même pas. Puisqu’elle n’aime pas que l’on s’occupe d’elle, je ne ferais rien, mais rien du tout.
Et devinez ce qui arriva.
Elle pousse, pousse … et aujourd’hui, je suis envahie, devinez de quoi ? de Romneya coulteri.
Ne me demandez quel est le Romneya coulteri qui se plaît tant dans mon jardin, je n’en sais rien mais son feuillage est bleuté, alors peut-être est-ce : ‘White Cloud’.
En automne, je rabats entièrement la plante à 40 cm du sol. J’ai remarqué qu’ainsi, elle vagabondait moins, mais elle a quand même fait le mur, (par en-dessous, bien sûr).
Romneya coulteri fleurit longtemps, de juin à novembre, et parfois même, j’ai encore quelques fleurs en décembre. De grandes et magnifiques fleurs blanches chiffonnées avec un gros coeur d’étamines jaune or que les Anglais appellent “fried egg", oeuf frit.

