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Mes recettes de confitures insolites
Stéphane et moi-même tenions le stand de notre association, la Société d’Horticulture du Bas-Léon, dimanche dernier, lors du Marché aux Plantes à Plounévez-Lochrist, organisé par l’association Les Cinq Sens.
Pendant que Stéphane parlait plantes avec les visiteurs, je leur faisais découvrir les confitures originales ou insolites de ma fabrication.
Ils étaient enchantés de pouvoir y goûter et bien sûr tout le monde voulait les recettes. Et donc, en ce moment, je publie, sur notre site associatif, les recettes demandées :
- Confitures de cornouilles, Cornus mas, Cornus capitata.
- Compote de baies de goumi, Elaeagnus umbellata et tous les autres éléagnus.
- Marmelade de betteraves rouges.
- Confiture de baies de sureau noir, Sambuscus nigra.
- Marmelade de cynorrhodons, fruits des rosiers.
- Confiture des Anges, Angelica archangelica.
- Gelée des Anges, Angelica archangelica.
- Confiture de tamarillo, Cyphomandra betacea, tomates en arbre.
- Sirop de fleurs de pivoine.
- Confiture de pissenlit.
- Sirop de pissenlit ou miel de pissenlit (cramaillotte).
- Café de pissenlit.
Pour voir toutes les recettes, c’est ici
kenavo ar c’henta.
Euphorbia piscatoria
Les Euphorbiacées font partie d’une très grande famille : 8 000 espèces environ pour 326 genres et je voudrai vous présenter les graines de Euphorbia piscatoria.
Euphorbia piscatoria, noms communs : euphorbe des pêcheurs, figure de l’enfer ; nous savons que toutes les parties des euphorbes sont toxiques (certaines sont alimentaires comme Manihot esculenta, le manioc, mais mal préparé peut être mortel) et que la séve est très irritante pour la peau et surtout pour les yeux qui pourrait rendre aveugle.
Je m’apprête à semer les graines et il est temps, elles ont commencé à germer :
Ces graines ont été récoltées à Madère, cet été, en juillet par un ami.
Je voulais vous mettre également la plante photographiée à Madère mais le classement, des centaines et centaines de photos prises, n’est pas encore terminé. Il faut vraiment que je m’y mette.
De plus, je remarque une chose, en parcourant les albums photos de vous tous : il y a très peu de photos de graines et c’est bien dommage. Je crois que les photos de graines sont aussi importantes que les photographies des plantes. Qu’en pensez-vous ?
Ma cuisine aux fleurs
Nous cuisinons beaucoup avec les fleurs du jardin, et quotidiennement, toutes sortes de fleurs viennent agrémenter nos salades vertes et autres préparations.
Il n’est évidemment pas question d’utiliser les fleurs du commerce car elles sont traitées pour durer plus longtemps.
Les fleurs s’utilisent de différentes façons : en amuse-gueules, en beignets, en boisson, en chips, en confiture, en salade et dans de nombreux autres plats.
Et voici ma liste de fleurs et la façon dont on les prépare.
PREPARATION et FLEURS
- en amuse-gueules : disposez au centre de la fleur, le mélange de votre choix ; 1 à 2 fleurs par personne. Cela fait beaucoup d’effet sur la table.
fleur d’hémérocalle, fleurs de courgette mâle.
- en beignets : faites une pâte à crêpes épaisse. Mélangez 200gr de fécule (à préfèrer à la farine qui écrase les fleurs) avec 2 jaunes d’oeuf, 1 cuillerée à soupe de sucre, 1 pincée de sel, 10 cl de bière et de 10 à 30 cl de lait. La pâte doit être assez épaisse pour ne pas couler des fleurs. Ajoutez 2 blancs d’oeuf battus en neige.
Mettre à cuire. 2 façons de cuire les beignets :
– à la poêle très chaude : mettre tous les bouquets dans la pâte pour les en imprégner. Les disposer sur la poêle et cuire quelques secondes des 2 côtés. Egouter sur papier absorbant et saupoudrer du sucre fin.
– à la friteuse : chauffez l’huile de raisin comme pour faire des frites. Plongez une fleur dans la pâte puis dans la friture, la cuire quelques secondes, la retourner et encore quelques secondes de cuisson. Egoutez sur papier absorbant et saupoudrez de sucre fin.
fleurs d’acacia (Robinia pseudoacacia), fleurs de citronnier, fleurs mâles de courgettes, fleurs de glycine (Wisteria : attention tout le reste de la plante est toxique), fleurs de lilas (Syringa), fleurs de sureau noir (Sambuscus nigra), fleurs de tilleul (Tilia x europaea)
- en boissons :
fleurs d’aspérule (Gallium odoratum) en vin ou lait parfumé, fleurs de lavande en tisane.
- en chips cristallisés : faire sécher les pétales, les tremper dans du blanc d’oeuf battu puis dans du sucre glace. Les poser sur un papier sulfurisé et mettre au four à 60°C jusqu’à durcissement.
pétales de rose, primevère, etc.
- en chips au chocolat : faire fondre du chocolat, l’étaler des 2 côtés des pétales ou de la fleur entière et laisser sécher. Pour déguster et décorer les entremets. Les enfants adorent.
pétales de rose, primevère, etc.
- en confiture :
pétales de fleurs de pissenlit, primevère officinale (Primula veris, coucou), fleurs et feuilles de violette.
en salade verte : mélange de fleurs, de feuilles de diverses laitues, pissenlits, etc.
fleurs d’agastache, fleurs et feuilles de bégonia, fleurs et feuilles de bourrache, fleurs et feuilles de capucine, fleurs de dahlia, fleurs d’hémérocalle, fleurs de lavande, feuilles de lierre terrestre (Glechoma hederacea), fleurs de violette, fleurs de pivoine, fleurs et feuilles de pissenlit, fleurs de pensée, fleurs de phox, fleurs et feuilles des sauges, etc.
On s’amuse aussi dans la cuisine.
Kenavo
Réponse au Jeu : plantes et leurs fruits
Voici les réponses du Jeu : Une plante et son fruit :
Précisions : quand le fruit n’a pas de nom spécifique, on utilise les termes suivants :
- baie : employé pour désigner un fruit charnu renfermant des graines ou pépins.
- drupe : employé pour désigner un fruit charnu renfermant un noyau.
noms de famille : noms scientifiques et noms communs : fruits
Acéracées : Acer planatoides, érable platane : samare.
Rosacées : Amelanchier, amélanchier : amélanche, comestible.
Annonacées : Annona muricata : corossol, comestible.
Ericacées : Arbutus unedo, arbousier : arbouse, comestible.
Ericacées : Arctostaphylos uva-ursi, busserole, raisin d’ours : drupe, comestible mais en confiture.
Berbéridacées : Berberis vulgaris, berbéris, épine-vinette, vinette, vinettier, pisse-vinaigre, agrivoutat, agrivoutier : baie, comestible crue ou cuite sous toutes formes.
Fagacées : Castanea sativa, châtaignier : châtaigne, comestible.
Cornacées : Cornus mas, cornouiller mâle : cornouille, comestible bien mûre.
Rosacées : Crataegus azarolus, épine d’Espagne, aubépine du Midi, azérolier : azerolle, pomette ou cenelle, comestible.
Rosacées : Crataegus laevigata, Crataegus monogyna, Crataegus orientalis, aubépine, épine blanche, aubépine épineuse : cenelle, comestible.
Solanacées : Cyphomandra betacea, tomate en arbre, arbre à tomates : tomate en arbre ou tamarillo sont souvent employés, fruits comestibles bien mûrs.
Elaeagnacées : Elaeagnus umbellata : baies d’argent, olive d’automne, tous les éléagnus ont des fruits comestibles très riches en vitamines, j’en fais des confitures.
Fagacées : Fagus sylvatica, hêtre commun, fayard : faîne, utilisé pour les boissons.
Moracées : Ficus carica, figuier comestible : figue, comestible.
Elaeagnacées : Hippophae rhamnoides, argousier, saule épineux : argouse, olive de Sibérie, comestible.
Cannabidacées : Humulus lupulus, houblon : cône, utilisé pour faire la bière.
Cupressacées : Juniperus communis, genévrier commun : galbule, genièvre, baie de genévrier, utilisé en aromate et pour des boissons.
Rosacées : Malus, pommier : pomme, comestible.
Rosacées : Mespilus germanica, néflier : nèfle, comestible en début de blettissement.
Moracées : Morus alba, mûrier blanc, mûrier commun : mûre, comestible mais sans intérêt, préfèrez les mûres de Morus nigra pour faire la confiture.
Anacardiacées : Pistacia terebinthus, pistachier térébinthe : drupe, comestible mais préfèrez Pistacia vera qui donnent les vraies bonnes pistaches.
Rosacées : Prunus avium, merisier des oiseaux : merise, comestible.
Rosacées : Prunus brigantina, prunier de Briançon, abricotier de Briançon : marmotte, comestible.
Rosacées : Prunus cerasifera, prunier-cerise, myrobalan, prunier myrobalan, cerisier à fleurs : drupe, comestible.
Rosacées : Prunus cerasus, griottier : griotte, comestible.
Rosacées : Prunus spinosa, Prunus x fruticans, prunellier : prunelle, comestible en début de blettissement.
Rosacées : Pyrus, poirier : poire, comestible.
Fagacées : Quercus, chêne : gland, utilisé dans les boissons.
Grossulariacées : Ribes, groseillier, cassis, cassissier : baie, cassis, castille, grade, groseille, groseille à grappes, groseille à maquereau, guédelle, raisinet, comestible.
Papilionacées/Légumineuses : Robinia pseudoacacia, robinier, faux acacia : gousse, fleurs comestibles en beignets.
Rosacées : Rosa canina, églantier, églantine, rosier des chiens, rose sauvage : cynorrhodon, gratte-culs, pseudo-fruits comestibles mais à récolter blets.
Rosacées : Rubus fruticosus, ronce : mûron, comestible, on emploie couramment le mot mûre à tort, fruit du Morus.
Caprifoliacées : Sambucus nigra, sureau commun, sureau noir, grand sureau, susier, suseau, sambuce, arbre de Judas, : baie, comestible. Je fais des confitures, des robs avec les fruits et des beignets avec les fleurs.
Rosacées : Sorbus aria, allier, alisier blanc, alouchier, allouchier : alouche, fruit comestible de préfèrence cuit.
Rosacées : Sorbus aucuparia, sorbier des oiseleurs : sorbe, comestible.
Rosacées : Sorbus domestica, cormier : corme, comestible blette.
Rosacées : Sorbus torminalis, alisier : alise, alize, comestible de préfèrence cuite.
Taxacées : Taxus baccata, if : arille, seule la partie charnue du fruit est comestible, tout le reste de la plante est très toxique ; mieux vaut s’abstenir d’en consommer si l’on a peur de laisser passer un noyau dans la confiture.
Rutacées : Triphasia trifoliata : orangine, comestible.
Ericacées : Vaccinium, Vaccinium vitis-idaea, airelle : airelle, comestible.
Ericacées : Vaccinium angustifolium, airelle à feuilles étroites : bleuet, comestible.
Ericacées : Vaccinium macrocarpon, airelle à gros fruits, canneberge à gros atocas : atoca ou ataca, comestible.
Ericacées : Vaccinium myrtillus, myrtillier, arbrêtier : myrtille, comestible.
Ericacées : Vaccinium oxycoccos, canneberge, cranberry : canneberge, grande airelle, comestible.
Caprifoliacées : Viburnum trilobum, viorne trilobée : pimbina, comestible, à récolter après les gelées.
J’espère vous avoir été utile en écrivant cet article et je suis sûre que maintenant, vos placards regorgeront de confitures toutes plus délicieuses les unes que les autres.
Côté cuisine, pour les recettes de tous ces fruits :
- pour les baies : comme pour la recette des mûres, pardon des mûrons ;
- pour les drupes : comme pour une recette de confiture de prunes.
Bravo à tous ceux qui ont fait le jeu.
Kenavo.
Réussir Romneya coulteri, pavot en arbre
Le pavot en arbre, Romneya coulteri, est une vivace drageonnante.
La famille des Papavéracées comportent 23 genres incluant 210 espèces environ.
Le Genre Romneya ne comporterait qu’une seule espèce : Romneya coulteri avec des sub-espèces, variétés, formes, hybrides et cultivars différents :
- Romneya coulteri var. trichocalyx, synonyme Romneya trichocalyx.
- Romneya coulteri ‘Butterfly’.
- Romneya coulteri ‘White Cloud’, synonyme Romneya coulteri x hybrida, à feuillage bleuté.
- Romneya coulteri ‘White Sails’.
Pas facile d’y voir clair entre toutes plantes, tant les différences entre elles sont parfois minimes. Je pense d’ailleurs qu’il faudrait les cultiver toutes dans son jardin pour pouvoir les différencier.
Mais mon propos d’aujourd’hui est plutôt de réussir à implanter Romneya coulteri dans son jardin et pour tout vous dire, j’ai échoué 3 fois avant de comprendre les exigences de cette plante quasiment mythique pour certains.
Les 2 premières fois : achats en godet et plantations dans ma meilleure terre sableuse en faisant attention aux fragiles racines cassantes comme du verre : je les ai chouchoutées : erreur.
La 3ème fois, une amie m’a prélevé un bon morceau de Romneya coulteri avec terre et belles racines, elle désirait s’en débarasser tant elle était envahi. En fait, dans tout l’immense parterre, il n’y avait plus que du romneya. Je chouchoute à nouveau la nouvelle venue : erreur, erreur.
La 4ème fois, je me suis dit : “c’est la dernière fois que j’essaie". Un ami me donne un plant en tout petit godet. La plante n’avait l’air de rien, chétive, pas terrible.
Je l’installe dans un endroit, près d’un épais mur en pierres, plein sud, dans la caillasse : grosses et petites pierres, remblai, gravats, pas de terre ou si peu. Je ne l’arrose même pas. Puisqu’elle n’aime pas que l’on s’occupe d’elle, je ne ferais rien, mais rien du tout.
Et devinez ce qui arriva.
Elle pousse, pousse … et aujourd’hui, je suis envahie, devinez de quoi ? de Romneya coulteri.
Ne me demandez quel est le Romneya coulteri qui se plaît tant dans mon jardin, je n’en sais rien mais son feuillage est bleuté, alors peut-être est-ce : ‘White Cloud’.
En automne, je rabats entièrement la plante à 40 cm du sol. J’ai remarqué qu’ainsi, elle vagabondait moins, mais elle a quand même fait le mur, (par en-dessous, bien sûr).
Romneya coulteri fleurit longtemps, de juin à novembre, et parfois même, j’ai encore quelques fleurs en décembre. De grandes et magnifiques fleurs blanches chiffonnées avec un gros coeur d’étamines jaune or que les Anglais appellent “fried egg", oeuf frit.

